6 heures du matin. Au loin, j'entends les premiers hennissements. Puis le bruit des sabots sur le bitume, de plus en plus proche. Je suis aux portes de Paris, à Vincennes, dans l’enceinte de la Garde républicaine.
Ce matin-là, je suis venue photographier le quotidien de mon frère, cavalier au sein de la Garde républicaine.
J’aime le regarder travailler.
Il y a dans sa façon d’être avec les chevaux quelque chose qui me touche. Une attention constante, une confiance qui semble presque naturelle entre son cheval et lui, une manière de communiquer sans avoir besoin de beaucoup de gestes.
Je le sens profondément à sa place, en accord avec l’animal et épanoui dans son métier.
Alors j’ai simplement regardé. Observé. Ressenti.
Les chevaux, les cavaliers, les gestes répétés mille fois, les préparatifs, le travail, les détails que l’on ne voit pas forcément lorsqu’on regarde la Garde républicaine de l’extérieur.
Et puis cette atmosphère particulière du matin, quand la journée commence et que les écuries s’animent peu à peu.
J’ai adoré vivre et photographier ces moments-là, sans chercher à les mettre en scène.
Quelques fragments d’un quotidien que l’on connaît finalement assez peu.


























