Je me suis longtemps laissée emporter par le tumulte des journées, les écrans, les obligations… Chaque matin, je me réveillais fatiguée, comme si la nuit n’avait été qu’une pause illusoire. Puis, j’ai commencé à écouter les murmures de mon corps. Mes paupières lourdes, ce bâillement qui s’étire, le frisson lent qui traverse mes bras et mes jambes… Autant de petites vagues qui me guidaient vers le sommeil.
J’ai appris à ne plus résister. Je me suis écoutée.
Quand le corps dit « je suis fatigué », il faut se glisser sous la couette, fermer les yeux, et se laisser bercer.
Je ne cherche pas un nombre parfait d’heures de sommeil : j’accueille chaque phase, je respecte mes cycles.
La qualité et la profondeur de ces instants, la régénération physique et mentale… voilà ce qui me restaure vraiment.
Ce n’est pas la durée du sommeil qui compte, mais la richesse de ce temps offert au corps et à l’esprit.
Ma chambre est devenue un sanctuaire.
Lumière tamisée, température fraîche, literie confortable et linge de lit accueillant…
Chaque geste simple autour du sommeil devient un dialogue silencieux avec mon corps.
Les volets clos filtrent la lumière du monde extérieur, le silence m’enveloppe, et parfois, le souffle régulier de la nuit s’invite doucement.
Ces instants, consacrés uniquement à dormir ou à rêver, deviennent une bulle sacrée où je me sens protégée.
Se coucher et se lever à heures régulières est devenu mon ancre.
Même le week-end, je laisse mon corps guider mon coucher et mon réveil.
Le soir, j’écoute la fatigue et je ne lutte pas contre elle. Aller au lit lorsque la marée intérieure le réclame permet à mon organisme de respecter ses cycles et de retrouver son souffle.
Le matin, je me réveille sans réveil, doucement.
Je reste un moment dans le lit, juste le temps pour que mes muscles de détendent, pour que mes pensées émergent, pour un moment calain avec Indie, avant de me lever doucement.
C’est un réveil que je savoure, tout en harmonie avec mon rythme naturel.
J’ai aussi instauré de petits rituels, différents selon les saisons.
Le soir, je ralentis le rythme : je bois une tisane, je vaporise une brume de sommeil, je lis quelques pages, je respire profondément, je note quelques pensées… Et mon corps s’y prépare doucement.
Le matin, je réveille mon corps et mon esprit en douceur : quelques étirements, une marche tranquille avec Indie, un petit-déjeuner savoureux… Quelques instants en conscience, à mon rythme, pour préparer le reste de ma journée.
Ces gestes simples, répétés chaque jour, deviennent des balises pour mon horloge intérieure.
J’alterne activité et repos, respectant la danse naturelle de mon énergie.
Je protège mes temps de repos, je m’accorde des pauses, et j’apprends à dire non quand c’est nécessaire, pour que mon rythme soit honoré.
Peu à peu, le sommeil est devenu un refuge, un souffle, une mer intérieure où je me retrouve.
Se reconnecter à son horloge biologique n’est pas un protocole strict.
C’est une poésie quotidienne, une danse lente avec soi-même, une écoute attentive de ses besoins.
La régularité, la qualité du sommeil, la sanctuarisation du lieu et le respect de ses rythmes…
Tout cela rend chaque nuit plus douce, chaque matin plus lumineux.
