La maladie est entrée dans ma vie comme un souffle inattendu, un silence qui bouleverse tout. Elle m’a forcée à ralentir, à déposer les urgences, à écouter le murmure intérieur que je ne prenais jamais le temps d’entendre.
Elle m’a appris la patience, la douceur envers moi-même, l’humilité. Elle a ouvert un espace où chaque geste, chaque respiration, chaque instant pouvait être perçu, pleinement, sans précipitation.
Dans cette fragilité, j’ai découvert une force nouvelle : celle de la conscience, de l’attention, de l’émerveillement. Dans le quotidien, les petites choses — la lumière du matin, le bruissement des feuilles, la profondeur d’une conversation, la beauté des gestes simples — sont devenues des portes vers la présence et la compréhension du monde.
La maladie m’a guidée vers une spiritualité simple, silencieuse : vivre avec ce qui est, accueillir chaque moment, reconnaître la beauté dans ce qui persiste malgré les épreuves. Elle m’a montré que l’ombre peut révéler une lumière intérieure, et que l’acceptation ouvre un chemin vers la gratitude.
Aujourd’hui, la maladie toujours présente, je chemine avec un regard plus calme, plus attentif. La vie est plus lente, plus profonde, plus précieuse. Chaque instant, chaque rencontre, chaque expérience est un hommage à ce que la maladie m’a enseigné : écouter, ressentir, être pleinement là, et comprendre le monde avec plus de clarté et de bienveillance.

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