Hier, j’ai reçu mon nouvel appareil photo : le Camp Snap V103B.
Je l’ai sorti de sa boîte avec cette petite curiosité qui m’anime toujours face à un nouvel outil créatif — simple, discret, mais porteur d’une envie de recommencer quelque chose.
Ce petit compact numérique n’a pas d’écran. Aucun aperçu possible, aucune vérification immédiate. Juste l’instant, le vrai. Cela me touche profondément.
On le compare souvent à un appareil photo jetable, parce qu’il est dépouillé de tout le superflu. Pour ma part, j’y vois déjà un compagnon simple, honnête, presque fragile — mais étonnamment solide dans sa modestie.
Premières impressions
En main, il est étonnamment petit et très léger, presque aérien.
Son plastique ne triche pas : il dit ce qu’il est, mais il semble assez robuste pour m’accompagner partout.
Deux commandes seulement : un bouton de déclenchement et un interrupteur pour activer le flash.
Et c’est tout. Aucun réglage, aucune option. Juste un appareil sans prétention qui va m’obliger à être là, vraiment là, et qui capturera ce que je lui présenterai.
Il se glisse dans n’importe laquelle de mes poches — jean, veste, manteau — ce qui me permettra de l’avoir constamment avec moi, peu importe la météo ou la saison.
Cette légèreté m’apporte une forme de liberté. Elle ouvre l’espace.
Pourquoi cet appareil ?
J’avais besoin d’un appareil simple, accessible, qui ne pèse ni sur l’épaule ni sur l’esprit.
Un compagnon de route que je puisse emporter partout sans réfléchir — un appareil sans prétention, sans réglage, presque sans ego.
Quelque chose qui me permette de photographier ce qui accroche mon regard, sans performance, sans perfection, simplement parce que l’instant le demande.
Je veux aiguiser mon œil, retrouver cet instinct, ce frisson de l’inattendu.
Me lancer le défi de créer de belles images malgré ses limites techniques, avec un outil modeste, parfois capricieux. Trouver la beauté dans la contrainte, et l’expression dans l’humilité.
Pourquoi le Camp Snap ?
Je n’ai pas la possibilité, pour l’instant, d’investir dans le compact numérique de mes rêves.
Alors j’ai choisi ce petit appareil-jouet pensé pour les enfants, justement parce qu’il me ramène à l’essentiel : une expérience brute, sans écran, sans distraction, comme un retour aux bases.
Ce que je recherche à travers lui, c’est cette sensation presque magique que j’avais en photographiant à l’argentique :
déclencher sans savoir, être entièrement concentrée sur le moment présent, accepter l’attente, l’incertitude, et parfois même l’imperfection.
Ce n’est pas qu’il imite l’argentique : c’est qu’il m’aide à retrouver cette façon de photographier plus intuitive, plus sincère.
Loin des écrans, loin de l’immédiateté du smartphone, loin de cette habitude de tout contrôler.
Plus proche du laisser-aller, plus proche de la confiance dans l’instant.
Photographier pour ressentir, pas pour vérifier.
Appareil photo Camp Snap - Modèle V103B
C’est ainsi que j’ai commencé, autrefois : avec des appareils jetables et des petits compacts argentiques. Ce sont eux qui m’ont appris à regarder le monde.
Et j’ai l’impression que le Camp Snap va rallumer cette étincelle, cette innocence-là.
Aujourd’hui, il est là, prêt à m’accompagner.
Et j’ai hâte de le tester, de me laisser surprendre, de retrouver ce dialogue silencieux entre l’œil, la main et l’instant.
À suivre…
Je lui consacrerai ultérieurement un article sur mon blog Sophie Delaveau Photography, pour partager mes impressions et mon expérience, ainsi qu'un guide complet en français pour celles et ceux qui voudraient apprivoiser à leur tour le Camp Snap V103B.


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