Au revoir 2025, bonjour 2026  !  

En ce début d’année 2026, je prends un instant pour regarder en arrière et accueillir ce que 2025 m’a appris. J’écris ces lignes pour mon moi futur, pour garder la trace de mes métamorphoses silencieuses, de mon attention à moi-même, de ma fidélité à mes valeurs, et de la justesse que j’ai cherchée dans mes relations — et je les partage ici pour ceux qui souhaitent me suivre dans ce chemin.

J’ai appris à respecter mon rythme, à protéger mon énergie, à laisser partir ce qui ne me nourrit plus, et à reconnaître la valeur des liens sincères et bienveillants. Chaque jour a été une leçon pour vivre avec plus de clarté, de paix et de présence.

2026 commence avec une intention simple : continuer à évoluer avec douceur, à honorer ma lumière et ma paix intérieure, et à rester fidèle à moi-même à chaque pas.

Et si vous souhaitez me suivre pas à pas, dans mon évolution silencieuse de cette année 2025, la suite du récit vous attend.

Lac en hiver - janvier 2026 - Camp Snap V103B - noir et blanc

En ce début d’année 2026, je prends un instant pour regarder en arrière, accueillir ce que 2025 m’a offert et appris, garder une trace de mon évolution, et poser mes intentions pour continuer à cheminer avec douceur et présence.

Pour moi, janvier est un temps de l'année où tout s’apaise doucement, où le bruit du monde me semble un peu plus lointain, où le temps paraît ralentir. Le temps de l'introspection. C’est souvent là que je mesure ce qui a réellement changé — pas à l’extérieur, mais à l’intérieur.

2025 n’a pas été une année spectaculaire. Elle n’a pas cherché à prouver, à accélérer, à produire. Elle a été source de leçons de vie et m’a invitée, encore et encore, à revenir à l’essentiel : écouter, ralentir, ajuster, respecter mon énergie, accueillir mes limites, me reconnecter à ce qui est juste pour moi.

Mon évolution cette année ne s’est pas faite par de grandes décisions, mais par de petits déplacements intérieurs, des métamorphoses silencieuses. Une manière plus fine de respecter mon énergie. Un rapport plus honnête à mes limites. Et surtout, un cheminement spirituel plus présent, plus intime, moins conceptuel. Chaque jour a été une leçon pour apprendre à être pleinement vivante et ancrée, dans ma présence et mon attention.

Cette année a été celle d’une attention profonde à moi-même. Apprendre à reconnaître mes besoins. À m’accorder du temps pour prendre soin de moi, pour respirer, pour être présente à chaque instant, sans me laisser happer par le rythme ni par la négativité du monde. Apprendre à dire non. À me protéger. À faire de la place uniquement pour ce qui nourrit réellement mon équilibre. À me choisir, me respecter, avancer sans juger.

On dit qu’il faut apprendre à prendre soin de soi pour pouvoir être réellement présent aux autres. Depuis que j'ai des problèmes de santé, cette phrase a cessé d’être une idée pour devenir une expérience vécue. Cette attention à moi-même a naturellement transformé ma manière d’être en relation. Pendant cette année 2025, j’ai appris à rester présente sans me perdre, à offrir sans m’épuiser, à aimer sans me renier. Trouver la juste distance est devenu un apprentissage quotidien, parfois inconfortable, mais profondément salvateur et libérateur.

Mon rapport au temps a continué d’évoluer, et 2025 a marqué un tournant. Avec la maladie, j’ai appris que chaque moment compte, non pas par sa productivité, mais par ce qu’il apporte intérieurement. J’ai compris que ralentir n’est pas perdre, mais gagner en présence et en clarté. Que ma valeur ne se mesure pas à ce que je produis, mais à ce que je suis. Que tomber n’est pas échouer, que chaque épreuve sculpte et révèle ce que je porte en moi.
Ce nouveau rapport au temps a aussi modifié mes liens aux autres. J’ai été plus attentive à la qualité de présence qu’à la quantité, consciente que la présence ne se mesure pas toujours au nombre d’heures ou à la proximité physique, mais aussi à l’intention, à l’écoute, à la sincérité du lien. J’ai été plus disponible quand mon énergie et mon état de santé me le permettaient, et plus capable aussi de me retirer quand cela devenait nécessaire pour me préserver.

Mon cheminement spirituel s’est profondément approfondi cette année. Non pas comme une quête extérieure, mais comme une reconnexion intérieure, à la fois intime, silencieuse, presque organique, à ce qui m’anime et me traverse. J’ai appris à faire davantage de place au silence, à l’écoute intérieure, à cette voix subtile qui ne crie jamais mais qui sait. Une autre manière de regarder la vie s’est ouverte à moi, plus vaste, plus nuancée, moins réactive.
Cette ouverture a transformé ma perception de moi-même, des autres et du monde. J’ai développé une conscience plus fine de ce qui se joue, de ce qui m’appartient et de ce qui ne m’appartient pas. Mon alignement est devenu plus juste, non pas parfait, mais plus fidèle à mes valeurs, à mon intuition, à ma vérité intérieure. J’ai compris que la paix ne se trouve pas dans le contrôle ni dans la compréhension de tout, mais dans l’accueil, la présence et le lâcher-prise.
Chaque jour est devenu une petite leçon pour apprendre à vivre avec plus de justesse, de confiance et de paix. Accepter ce qui est, écouter ce qui appelle, respecter ce qui résiste, laisser partir ce qui doit l'être.
Cette spiritualité vécue m’a offert un ancrage nouveau, une boussole intérieure, et une manière plus douce et plus consciente d’habiter ma vie.

J’ai aussi appris à accueillir mes fragilités. À ne plus les fuir, ni les juger. Elles sont devenues des repères précieux, des indicateurs de ce qui compte vraiment, des portes vers une compréhension plus profonde de moi-même ... Et des autres.

Cette année m’a confrontée à des épreuves difficiles, surtout au coeur même des relations. J’ai compris que rester fidèle à mes valeurs et agir avec respect ne garantit pas que les autres en fassent de même. Si certains ont choisi le jugement, la critique, ou l’indifférence, désormais cela ne changera plus la manière dont je me tiens, ni la justesse de mes actes. Garder une posture droite ne passe ni par la critique, ni par la défense, mais par l’absence bienveillante, le silence juste et la cohérence intérieure.
J’ai compris que certaines relations demandent une mise à distance pour être traversées avec dignité, et que se protéger peut parfois être un acte d’amour envers soi, mais aussi envers l’autre.

J’ai fait un choix conscient : celui de m’éloigner des relations dont la présence, les attitudes, les mots ou les silences affectaient mon équilibre intérieur. Non par rejet, mais par fidélité à moi-même.
J’ai choisi de ne plus maintenir des liens qui créaient de la tension, du stress, de la fatigue ou une solitude intérieure plus lourde que l’absence. À la place, j’ai investi ce temps et cette énergie dans le calme, la solitude choisie, et dans ce qui me nourrit réellement.
Ce choix peut être perçu comme un retrait ; pour moi, il a été un acte de cohérence et de survie intérieure.

Tout a changé parce que j’ai choisi d’agir différemment et de m'y tenir : me respecter, toujours, sans compromis. J’ai désormais le courage de laisser partir ceux qui ne savent pas le faire, sans ressentiment ni jugement. Mais sans retour possible. J’accepte que chacun fasse ses choix, et de les respecter même quand je ne les comprends pas. Mais ne plus subir. J’ai compris que je n’ai plus à me justifier, ni à expliquer qui je suis, ni à prouver ma loyauté, mon amour ou mes intentions. Me préserver n’est pas juger. Prendre de la distance n’est pas renier. Dire non n’est pas une rupture : c’est une fidélité à soi, et aux autres. La bienveillance n’est pas l’effacement. Elle est une force.

Je cesse de me trahir pour maintenir des équilibres bancals. Je choisis la cohérence intérieure plutôt que la paix factice. Je suis présente autrement : à moi-même, à ce qui est juste, à ce qui respecte mon énergie limitée et ma dignité.Je ne suis pas moins présente. Je suis plus juste.

Tout comme le pardon n’est pas un oubli, ni une autorisation à recommencer. Il est un choix intérieur, un geste de libération et de paix pour soi-même, parfois sans réconciliation possible. C’est un moyen de laisser aller ce qui pèse, de se détacher, de retrouver la sérénité, de rester fidèle à soi et d’avancer plus léger dans la vie.

En 2025, alors que certaines relations se sont éloignées ou ont disparu sans explication, d’autres se sont renforcées, plus sincères et nourrissantes, rappelant que la vie nous guide vers ce qui nous élève. Certaines rencontres, parfois éphémères, ont été révélatrices : elles m'ont ouvert des portes, offert des perspectives nouvelles et profondes.
Cette année a aussi été marquée par une présence plus engagée, plus constante, faite d’écoute, de soutien, parfois dans la fatigue ou l’inquiétude. Être là, simplement, sans jugement, sans chercher à réparer ni à contrôler, m’a rappelé combien certains liens se tissent dans la réciprocité, la cohérence, la confiance et la douceur partagée. Ces liens précieux m’ont appris à accueillir la beauté et la force qui coexistent avec les épreuves, et à ressentir davantage de gratitude pour les moments simples, vrais, sincères, profonds et partagés.

Je n’ai pas traversé cette année seule.
Je garde une gratitude particulière pour ces présences qui ont compté, parfois discrètes, parfois essentielles. Des présences qui n’ont rien exigé, mais qui ont soutenu, éclairé, accompagné.

Je mesure combien ces liens ont été précieux : des relations fidèles, soutenantes, bienveillantes, inscrites dans le respect, l’écoute, la simplicité et la justesse. Des liens où la présence et l’aide ont circulé dans les deux sens, sans calcul ni attente.

Être là les uns pour les autres, simplement, dans les moments de fragilité comme dans ceux de clarté, dans la peine comme dans la joie. Ces liens justes ont été des points d’ancrage, et je leur adresse une profonde reconnaissance.

Désormais, avec douceur et présence, je vais continuer à accueillir chaque instant simplement, à marcher en accord avec moi-même et à nourrir ma paix intérieure.

2025 m’a rappelé que l’alignement n’est pas un état fixe, mais un chemin vivant, à ajuster chaque jour. Être fidèle à mon rythme, à ma vérité, à mes valeurs, à ma lumière. Écouter ce qui est juste aujourd’hui, même si cela change demain. Cultiver la patience, la douceur et la clarté, envers moi-même et envers ceux qui restent présents dans mon existence.
Cet alignement s’est aussi construit dans mes relations : apprendre à rester fidèle à moi-même tout en restant ouverte, bienveillante et disponible pour ceux qui sont à mes côtés sur ce chemin.

Mon blog, Les Chroniques de Sophie, a naturellement suivi ce mouvement. Cette année passée, j’ai réalisé que ma créativité fonctionne par cycles : il y a des périodes prolifiques, d’autres plus calmes. J’écris beaucoup par moments, mais je ne publie pas forcément plus pour autant. Je laisse respirer mes textes, attendre le moment où ils font sens, celui où je ressens qu’ils sont prêts à être partagés.

Ce blog est devenu à la fois un espace intime, un prolongement de mon monde intérieur, et un lieu de partage. Même lorsque j’écris sur des objets parfumés, la maison, la déco, des chaussures barefoot ou d’autres sujets concrets, j’y mets toujours une part de moi : mes ressentis, mes impressions, mes petites pauses, mes choix de vie. Chaque article est une invitation à entrer dans mon univers, à ressentir ce que je ressens, et peut-être à reconnaître en soi des émotions, des moments ou des questionnements similaires. Il n’est pas seulement un journal de mon intérieur, il est un espace où le lecteur peut se reconnecter à sa propre sensibilité, à son rythme, à sa manière de voir les petites choses de la vie.

Mon écriture a aussi évolué. Elle s’est dépouillée : elle est devenue plus personnelle, plus intime. Moins de volonté de dire, plus de confiance dans le ressenti, plus juste, plus moi. Plus de place laissée au silence entre les mots, à ce qui se devine plutôt qu’à ce qui s’explique. Les textes sont des fenêtres sur mon monde intérieur, mais aussi des invitations à partager un moment de respiration, à ressentir plutôt qu’à comprendre, à accueillir plutôt qu’à juger. Et si un mot, un paragraphe, un récit, une phrase touche quelqu’un, même juste un instant, alors le partage a trouvé sa résonance.

Je ne suis pas entrée en 2026 avec des résolutions, des promesses imposées, des objectifs bruyants. Juste avec cette intention simple : continuer à évoluer avec douceur, honorer mon énergie, mon temps, mon espace intérieur, mes relations. Continuer à écrire et partager quand c’est juste, créer quand c’est aligné, me taire quand c’est nécessaire. Continuer à habiter pleinement ma vie simple.

Si je devais résumer 2025 en une phrase, ce serait peut-être celle-ci : une année pour apprendre à être là, pleinement, sans me trahir.

À présent, ce qui compte le plus pour moi, ce qui guide chacune de mes décisions et chacun de mes choix, c’est ma paix intérieure. Elle est mon ancre, ma boussole, mon trésor le plus précieux.
Cette paix intérieure ne se construit pas contre les autres, mais dans des relations choisies, respectueuses, sincères, vivantes, profondes, où chacun peut exister sans se perdre.

Je prends avec moi les leçons, les lumières et les liens précieux de 2025, pour continuer à évoluer, à accueillir, à aimer et à rester fidèle à moi-même en 2026.

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