En février, le paysage au bord du Cher a changé de visage. Après plusieurs jours de pluie, le Cher est sorti de son lit, recouvrant les berges et transformant les lieux que je connais pourtant si bien.
J'aime observer ces moments où la nature vient modifier nos repères. Un chemin habituellement emprunté disparaît sous l'eau, les limites entre la terre et la rivière deviennent floues, et le paysage semble appartenir à un autre temps.
La montée des eaux apporte une atmosphère particulière : plus silencieuse, plus sauvage, presque suspendue. Elle invite à regarder autrement ces endroits familiers, à remarquer les détails qui changent lorsque l'eau reprend sa place.
Avec mon Camp Snap V103B, j'ai photographié ces bords du Cher transformés au gré de ma balade matinale. Le noir et blanc du petit appareil accentue encore cette impression en mettant en avant les textures de l'eau, les reflets, les arbres et les lignes du paysage.
Ces images témoignent d'un instant éphémère, celui d'un Cher différent, sorti de ses habitudes pour quelques jours.





