L'eau de Cologne Original N°4711 est une senteur intemporelle qui rafraîchit, réveille et apaise. Retour sur un parfum de mon enfance, simple, léger et profondément familier.
Certains parfums restent accrochés à nos souvenirs, et l’Eau de Cologne 4711 est l’un des miens.
Enfant, je me souviens du flacon bleu et or qui trônait sur une étagère dans la salle de bains, comme un objet précieux que je n’osais pas toucher. J’imaginais qu’il contenait quelque chose de rare.
Je ne m’étais pas trompée : il contenait surtout une part de mon histoire.
Je n’ai ouvert un flacon de l'eau de Cologne 4711 que bien plus tard, alors que j'étais adulte, curieuse de ce qu’il allait révéler. Et j’ai redécouvert cette senteur si familière ... Celle de ma maman, quand j'étais enfant. J'ai retrouvé cette fraîcheur immédiate, vive, qui ressemble à une gorgée d’air pur. Une Cologne qui n’en fait jamais trop, mais qui sait être là, discrètement, comme un geste de soin, avec élégance.
Créée à Cologne il y a plus de deux siècles, 4711 perpétue encore aujourd’hui l’idée d’une Cologne vraie, simple, fraîche. Un geste ancien qui n’a pas besoin de changer pour rester moderne.
La fragrance s’ouvre sur un trio d’agrumes — citron, orange, bergamote — aussi lumineux qu’un matin d’été.
Puis viennent la lavande et le romarin, des notes plus calmes, plus herbacées, qui lui donnent sa douceur.
Enfin, le petitgrain et le néroli posent une chaleur discrète, comme une caresse sur la peau.
C’est une senteur qui rafraîchit, qui réveille, qui apaise aussi. Une senteur qui ne s’impose jamais, mais qui accompagne.
Son sillage est discret, sa tenue est courte, évidemment. Mais j’aime cette fugacité pour ce qu'elle m'autorise à ressentir : le plaisir de recommencer, de me rafraîchir, de retrouver cette sensation vive et propre, autant de fois que j’en ai envie.
La Cologne 4711 a quelque chose d’apaisant, de familier, de tendre pour moi. 4711, c’est un peu ma madeleine de Proust. Une Cologne qui traverse les années sans perdre son éclat simple, presque intemporel.
Depuis que je l'ai redécouverte, je continue de la porter, encore aujourd’hui, surtout à la belle saison ou lorsque j’ai besoin de quelque chose de léger, d’immédiat, instantané, presque d’instinctif. Quelques vaporisations avant de sortir, ou simplement sur un foulard. Et me voilà reconnectée à quelque chose de plus simple, plus doux, familier.
Et malgré toutes les fragrances que je découvre, je me surprends à revenir vers elle — comme on revient à une évidence. Peut-être par nostalgie, peut-être par affection ... Ou simplement parce qu’elle me ressemble.






