On ne peut pas plaire à tout le monde

Il existe un chemin qui mène vers la liberté, celle qui se joue face au regard et à l’opinion des autres. Sinueux, parfois douloureux, souvent silencieux, il nous ramène à notre histoire, à nos blessures, et à ces parts de nous-mêmes que l’on avait mises de côté pour mieux exister aux yeux des autres.

Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait ajuster mes gestes, mes paroles, mes choix pour que mon entourage se sente à l’aise ou satisfait. Comme si, en m’adaptant constamment, je répondais à leurs attentes et je garantissais ma place. À force de me conformer, je m’éloignais de ce qui résonnait profondément en moi, de ce qui était juste pour mon coeur et mon rythme.

Puis vient le moment de la prise de conscience. On réalise que chercher à plaire ou à éviter le jugement n’apporte ni sécurité ni sérénité. Se retrouver devient alors un voyage dans la brume, un espace fragile où peur et doute deviennent des compagnons de route. On apprend à observer ce qui vient de l’extérieur, à reconnaître les influences, mais sans s’y perdre.

Et puis, lentement, quelque chose change. Un souffle léger, un alignement intérieur : l’essentiel n’est plus de plaire ni de convaincre, mais d’être soi. Perdre certains, décevoir d’autres, n’est plus une menace. Se choisir devient le vrai trésor.

Se choisir, c’est respirer à nouveau, accueillir ses failles, ses hésitations, ses fragilités. C’est se plaire à soi-même, et accepter que certains nous suivent, d’autres non. La paix s’installe alors, douce et indéniable. Le véritable chemin n’est pas de séduire, de convaincre ou de se conformer aux opinions extérieures, mais de ne plus se trahir soi-même.

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